Karito's Blog

parceque la vie n'est faite que d'instants mis bout à bout, à nous le loisir de les parer de perles…

tout, rien et le reste juillet 13, 2010

Filed under: Uncategorized — karavel @ 15:22

On est en plein dedans, dans le rien, celui qu’on cherche à remplir par l’autre, chez l’autre, invité que l’on se fait, de croire qu’on pourra y trouver ce qu’on cherche sans vraiment savoir quoi,


un comblement du manque qui est en chacun, qui nous constitue même,
toujours cette barrière de la langue qu’implique le langage lui-même, coupé que l’on est de nos motivations profondes, des désirs toujours voilés, des rêves bons qu’à rêver,
et pourtant c’est ce trou dans l’autre qui insuffle nos envies de vivre, de savoir, de rire toujours incomplets que l’on est,
alors ce besoin d’ailleurs cette force qui pousse au voyage à l’inconnu à l’étranger… étrange…
être ange et conscient pourtant qu’on sera toujours manquant pour nous pour eux pour vous même,
car que serait un monde tout en mesure, en retenue et en caution?
un bouillon d’universel, d’objectivité et de compréhension totale,
interdit de subjectivité, d’erreur et de mots mi-dits,
cet entre-deux d’où jaillit la musique et le poète,
où les corps maladroits apprennent à se voir ou plutôt à s’écouter à défaut de pouvoir s’entendre,
devoir faire sans cesse ce pas de côté qui fait naître
le ben voyons, le pourquoi pas, le qu’en sais-je?
Moi je veux voir le monde être surprise de tout mais surtout de rien,
rêver et être déçue,
déchue,
pour me laisser aller à être autre chose,
prendre d’autres chemins non encore parcourus,
fouler des cœurs nouveaux, toucher tous ces voiles avant qu’ils ne se dérobent,
sentir le jeu du Je, et l’accepter ailleurs.
Voir dans ce trou du réel à jamais insaisissable qu’on peut y mettre du vrai, du moi et du tout l monde mais surtout, surtout du n’importe quoi
car après tout
qu’importe quoi!

 

La Cité des Dieux octobre 20, 2009

Filed under: Uncategorized — karavel @ 17:23
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Réveil à l’aube au premier chant du coq,
les plus véhéments hurlent sans discontinuer,
le soleil est loin encore, on le sent au froid qui incite à voler quelques minutes de plus la chaleur des draps d’une nuit d’abord douce et chaude.
La jungle nous appelle,
Tikal et sa grandeur d’antan cachée dans son manteau vert sombre de velours, luxuriante,
comme celle dépeinte par Rousseau, rêves brodés de fantaisie d’un hurluberlu trop imaginatif,
aujourd’hui vraie, là, à portée de main
Elle s’étend tout autour la Selva encore fraiche, scintillante de rosée,
suintante des sucs des créatures qui la peuplent,
ceux qui s’y balancent de branche en branche profitent du court répit d’un soleil s’annoncant déjà, féroce au sommet des temples,
eux, babas au rhum majestueux, imposants et fières,
portent le sceau d’une ère un jour bénite des dieux,
marqués de sacrifices pour eux et sacrifiés par eux, perdue aujourd’hui la cité des dieux… Adieu…
Elle renait pourtant à travers nos yeux, cette histoire enfouie sous deux millénaires de  lianes et de mousse,
la nature y a reprit ses droits et ceux, si proches du ciel et de ses dieux, retournés à la terre et au feu
Expérience magique, mystique, comme un songe, de se retrouver ainsi dans les pas des anciens,
de ceux qui connaissaient le langage de la forêt et les caprices des saisons,
ceux qui parlaient aux astres et érigeaient en leur nom des monuments grandioses… en vain…
On ne peut que s’étonner du déclin et de la disparition d’une civilisation si puissante, se questionner sur le temps présent, comme cristallisé et le devenir de demain, de tant de potentiel entre de mauvaises mains.
Guatemala je tombe d’amour, ton avenir est incertain mais je sais que tu partageras un bout du mien.
Demain
 

El reloj octobre 16, 2009

Filed under: Uncategorized — karavel @ 05:24

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Il est si tard, trop tôt peut être, la nuit m’engloutit de son silence, tout dort mais moi pas, j’attends impatiemment une aube qui viendra sûrement trop vite, me tirer de mes draps chauds de rêves et de larmes.

Je pense, comme toujours, comme encore quand je n’ai rien à faire, pourtant submergée de là venir, l avenir; en attendant les moindres minutes, vides-blancs, ces noirs silences me ramènent à toi.

Ça passera on dit comme passe toutes les douleurs, les joies aussi, on a presque oublié déjà, les odeurs, les gestes de ces matins là, ceux que nous n’avions pas, puisque naïfs nous pensions avoir tous les autres.

Je me souviens moi, là où tu brilles à présent, les terres fécondes de ce lac indigène, la vie avait déjà pliée notre destin pour suivre celui de nouvelles étrennes

who would have thought? tout ça pour nous, chanceuse sans le voir autrement que par tes yeux.

Aussi c’est là que ma trotteuse s’est arrêtée, signe signifiant d’un voyage qui prend fin, aujourd’hui je n’ose pourtant c’est décidé, je l achèterai demain…

je fais le deuil de toi par objet symbolique, aiguilles tournaient tournaient, que je chante vite vite, cet amour d’antan d’un prince retrouvé

 

Blink octobre 13, 2009

Filed under: Uncategorized — karavel @ 21:57

por donde?Figer des instants, image-minute

de peur d’oublier, la beauté d’une vision, la musique d’un geste

se rappeler le reste en rêve, comme si ça l’était

un moment volé entre mille

bouche boudeuse ou sourire en coin, la couleur sombre du chocolat

à voir, on le goûte encore

fixé au coeur et au corps d’abord, puis dépeint en images,

pixel et vitesse d’ouverture, auxquelles d’autres inventeront d’autres histoires.

Photos-minute faites que bout-à-bout on se raconte une vie et que les souvenirs restent éternels.

 

pourtant tout est pour le mieux octobre 13, 2009

Filed under: Uncategorized — karavel @ 21:22
seguir los pasos

Déjà une vie nouvelle et pourtant l’autre n’a de cesse de m’assourdir, ces traces d’une autre moi,

autres manières, autres confiances, ici réduit à néant en l’espace de secondes à peine

temps gagné temps perdu, tant à perdre, tant à faire, et l’autre qui n’y ai plus

C’était l’autre tuteur sans qu’on lui ait jamais donné cette place, aujourd’hui prend tout son sens

ces autres, grands Autres, les miens, dont la présence prend son poids dans l’être-absent

ceux à qui l’on n’ose dire car après tout tout va bien.

Qui suis-je devenue? où vais-je?

point de questions pourtant puisque tout est tracé

tel que souhaité le papier à musique en creux épouse la mélodie à merveille,

tip top et que rien ne dépasse, pas de fausse note possible

Ah oui? pourtant ne serait-ce pas simple, tout envoyer bouler, vase, roses, eau du bain et bouquins?

N’est-il pas étrange ce jour où l’on se réveille d’un songe et que le réel nous le renvoi en miroir, pleine poire?

Alors on doute, on titube, on tremble, à voir que finalement tout ce déroule comme prévu et que ça nous échappe

la grande mécanique est lancée, il n’y a plus de retour possible, bouton rewind HS, on se sent destitué 

si le vrai coordinateur n’était pas celui que l’on pense?

Et alors on se demande ce qui est le pire, ne pas savoir où l’on va ou trop bien le voir venir?

 

Everything else septembre 15, 2009

Filed under: Uncategorized — karavel @ 14:21
Esperanza
A part le fait que tu me manques tout va bien
la vie suit son chemin
c’était il y a si longtemps…
on se mangeait des yeux
tout est flou maintenant
ne plus tant y penser c’est mieux
le soleil à ma surprise se lève encore même sans toi
de petits moments de la vie me font sourire pourtant tu n’y es pas
rien n’a changé mais tout est différent
A part le fait que tu me manques tout va bien
ici aussi j’aime et je ris
je me nourris de petits riens
le vent porte un autre nom et m’emporte en tourbillon
personne ne caresse comme toi le sel sur ma peau en y voyant des étoiles
pourtant elle porte d’autres sels même si tu n’es pas là
je t’aime mais je te laisse
car à part le fait que tu me manques tout va bien
et si les astres nous réunissent peut-être,
serais-je encore tienne demain.
 

Mes boubous du bout du monde septembre 10, 2009

Filed under: Uncategorized — karavel @ 18:12
Tres cariños. Antigua, Guatemala
Tres cariños. Antigua, Guatemala

D’ici et de là bas ils sont

culotte et ventre à l’air ils vont

les enfants du bout du monde aux yeux pétillants

peau sombre, cheveux-charbon au vent

plaqués aux tempes de rire, de vivre et du soleil qui leur brûle le corps

comme depuis des générations à leurs aïeux

se souciant peu encore du temps qui court et ne se rattrape pas,

le monde et ses ombres prêts à les manger tôt ou tard

en attendant ils jouent

comme ceux de l’autre bout

les même yeux, amende couleur bois

les mains, étoiles de mer qui veulent tout

toucher, mordre, lancer et tordre

le corps avide de ce qu’il ne sait pas, pas encore,

et qui, une fois révélé volera son innocence

posera un voile sur ces beaux yeux d’enfant,

lui aussi charmé par les serpents

je les aime tout cru, sucre au coin des lèvres,

tous, grands, petits, vanille ou kawa

viens vite que je te croque avant que la vie ne t’emporte

partageons nos jardins, chipons quelques raisins

et plantons ensemble les semences de demain

car toi et moi boubou, si on le veut

on peut se rêver un monde à deux

suspendu dans les nuages, où on s’échappe quand on craque

un lieu à nous, qu’on aime, qu’on crée

une bulle qui vole au vent et parcours les continents

on y mettrait tout ce qui est fort et beau dedans

ça, mais les larmes aussi, les chagrins de la vie

on serait vrai dans ce monde, on serait nous

d’éternels enfants, niños del cielo

heureux et insouciants

car je viens à ta rencontre,

pas pour t’aider, encore moins changer qui tu es

je viens pour qu’on se partage un bout de liberté

sourire, fou-rire, un simple regard

je suis là pour te montrer que le monde est grand

mais que toi petit bonhomme, à tes balbutiements

tu en fais partie, et que, comme chez moi, petite tête qui roule,

pieds trop ambitieux pour de si petites jambes

t’es un enfant du monde

mon boubou du bout du monde

Creative Commons License
Cette création est mise à disposition sous un contrat Creative Commons.

 

Buen viaje septembre 8, 2009

Filed under: Uncategorized — karavel @ 23:37
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Route de crête, Cassis, France

Tu as beau trucher les saisons les printemps passent encore dans d’autres terres
tu cours après l’été, quand celui-ci se termine juste, jamais aussi prés, ici le vent souffle déjà comme un vent de rentrée…
rentrer…
moi la mienne ici, quelle qu’elle soit, toi de nouveau sur les routes celles qu’hier j’arpentais encore avec toi
je te laisse car tu me quittes et c’est mieux comme ça j’en conçoit
reprends ta guitare, mochila et tes breloques, coeur, corps, musiques et rires, tout ce qui part avec toi, tout ce qui faisait de nous le pluriel, l’entre-deux, le morceau de cercle partagé
tu me manqueras c’est sûr, mais ce que tu as fait naître sera en moi pour toujours
ainsi tu pars mais moi je reste car j’ai volé des bouts d’étoiles et qu’il y a encore l’univers à connaître.
para siempre

 

Le ménage de toi septembre 8, 2009

Filed under: Uncategorized — karavel @ 23:30
Un été à Marseille

Un été à Marseille

J’ai fais le ménage de notre amour à l’appart, n’y reste que les draps froissés signe d’un ancien déjà, été à Marseille…

Les rues portent tes marques mêlées aux souvenirs d’enfant, c’est doux et chaud comme ce premier croissant souviens-toi, chargés des terres arides de Jerusalem, nos douces escapades dans le Vaucluse…

tant de noms, de villes, de pays parcourus à tes côtés, des mots, des images, nos âmes toutes en musiques et en coeur mon petit pincement tu laisse tes bagages et repars vers d’autres routes, si semblables à celles où on s’est aimé va donc et attise ta flamme car mon amour l’étoufferait

…ou…

 

Note septembre 8, 2009

Filed under: Uncategorized — karavel @ 14:53

Tikal, Guatemala. Lugar Sagrado Maya

Tikal, Guatemala. Lugar Sagrado Maya


 

 
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