Karito's Blog

parceque la vie n'est faite que d'instants mis bout à bout, à nous le loisir de les parer de perles…

La Cité des Dieux octobre 20, 2009

Filed under: Uncategorized — karavel @ 17:23
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Réveil à l’aube au premier chant du coq,
les plus véhéments hurlent sans discontinuer,
le soleil est loin encore, on le sent au froid qui incite à voler quelques minutes de plus la chaleur des draps d’une nuit d’abord douce et chaude.
La jungle nous appelle,
Tikal et sa grandeur d’antan cachée dans son manteau vert sombre de velours, luxuriante,
comme celle dépeinte par Rousseau, rêves brodés de fantaisie d’un hurluberlu trop imaginatif,
aujourd’hui vraie, là, à portée de main
Elle s’étend tout autour la Selva encore fraiche, scintillante de rosée,
suintante des sucs des créatures qui la peuplent,
ceux qui s’y balancent de branche en branche profitent du court répit d’un soleil s’annoncant déjà, féroce au sommet des temples,
eux, babas au rhum majestueux, imposants et fières,
portent le sceau d’une ère un jour bénite des dieux,
marqués de sacrifices pour eux et sacrifiés par eux, perdue aujourd’hui la cité des dieux… Adieu…
Elle renait pourtant à travers nos yeux, cette histoire enfouie sous deux millénaires de  lianes et de mousse,
la nature y a reprit ses droits et ceux, si proches du ciel et de ses dieux, retournés à la terre et au feu
Expérience magique, mystique, comme un songe, de se retrouver ainsi dans les pas des anciens,
de ceux qui connaissaient le langage de la forêt et les caprices des saisons,
ceux qui parlaient aux astres et érigeaient en leur nom des monuments grandioses… en vain…
On ne peut que s’étonner du déclin et de la disparition d’une civilisation si puissante, se questionner sur le temps présent, comme cristallisé et le devenir de demain, de tant de potentiel entre de mauvaises mains.
Guatemala je tombe d’amour, ton avenir est incertain mais je sais que tu partageras un bout du mien.
Demain
 

El reloj octobre 16, 2009

Filed under: Uncategorized — karavel @ 05:24

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Il est si tard, trop tôt peut être, la nuit m’engloutit de son silence, tout dort mais moi pas, j’attends impatiemment une aube qui viendra sûrement trop vite, me tirer de mes draps chauds de rêves et de larmes.

Je pense, comme toujours, comme encore quand je n’ai rien à faire, pourtant submergée de là venir, l avenir; en attendant les moindres minutes, vides-blancs, ces noirs silences me ramènent à toi.

Ça passera on dit comme passe toutes les douleurs, les joies aussi, on a presque oublié déjà, les odeurs, les gestes de ces matins là, ceux que nous n’avions pas, puisque naïfs nous pensions avoir tous les autres.

Je me souviens moi, là où tu brilles à présent, les terres fécondes de ce lac indigène, la vie avait déjà pliée notre destin pour suivre celui de nouvelles étrennes

who would have thought? tout ça pour nous, chanceuse sans le voir autrement que par tes yeux.

Aussi c’est là que ma trotteuse s’est arrêtée, signe signifiant d’un voyage qui prend fin, aujourd’hui je n’ose pourtant c’est décidé, je l achèterai demain…

je fais le deuil de toi par objet symbolique, aiguilles tournaient tournaient, que je chante vite vite, cet amour d’antan d’un prince retrouvé

 

Blink octobre 13, 2009

Filed under: Uncategorized — karavel @ 21:57

por donde?Figer des instants, image-minute

de peur d’oublier, la beauté d’une vision, la musique d’un geste

se rappeler le reste en rêve, comme si ça l’était

un moment volé entre mille

bouche boudeuse ou sourire en coin, la couleur sombre du chocolat

à voir, on le goûte encore

fixé au coeur et au corps d’abord, puis dépeint en images,

pixel et vitesse d’ouverture, auxquelles d’autres inventeront d’autres histoires.

Photos-minute faites que bout-à-bout on se raconte une vie et que les souvenirs restent éternels.

 

pourtant tout est pour le mieux octobre 13, 2009

Filed under: Uncategorized — karavel @ 21:22
seguir los pasos

Déjà une vie nouvelle et pourtant l’autre n’a de cesse de m’assourdir, ces traces d’une autre moi,

autres manières, autres confiances, ici réduit à néant en l’espace de secondes à peine

temps gagné temps perdu, tant à perdre, tant à faire, et l’autre qui n’y ai plus

C’était l’autre tuteur sans qu’on lui ait jamais donné cette place, aujourd’hui prend tout son sens

ces autres, grands Autres, les miens, dont la présence prend son poids dans l’être-absent

ceux à qui l’on n’ose dire car après tout tout va bien.

Qui suis-je devenue? où vais-je?

point de questions pourtant puisque tout est tracé

tel que souhaité le papier à musique en creux épouse la mélodie à merveille,

tip top et que rien ne dépasse, pas de fausse note possible

Ah oui? pourtant ne serait-ce pas simple, tout envoyer bouler, vase, roses, eau du bain et bouquins?

N’est-il pas étrange ce jour où l’on se réveille d’un songe et que le réel nous le renvoi en miroir, pleine poire?

Alors on doute, on titube, on tremble, à voir que finalement tout ce déroule comme prévu et que ça nous échappe

la grande mécanique est lancée, il n’y a plus de retour possible, bouton rewind HS, on se sent destitué 

si le vrai coordinateur n’était pas celui que l’on pense?

Et alors on se demande ce qui est le pire, ne pas savoir où l’on va ou trop bien le voir venir?

 

 
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