Il est si tard, trop tôt peut être, la nuit m’engloutit de son silence, tout dort mais moi pas, j’attends impatiemment une aube qui viendra sûrement trop vite, me tirer de mes draps chauds de rêves et de larmes.
Je pense, comme toujours, comme encore quand je n’ai rien à faire, pourtant submergée de là venir, l avenir; en attendant les moindres minutes, vides-blancs, ces noirs silences me ramènent à toi.
Ça passera on dit comme passe toutes les douleurs, les joies aussi, on a presque oublié déjà, les odeurs, les gestes de ces matins là, ceux que nous n’avions pas, puisque naïfs nous pensions avoir tous les autres.
Je me souviens moi, là où tu brilles à présent, les terres fécondes de ce lac indigène, la vie avait déjà pliée notre destin pour suivre celui de nouvelles étrennes
who would have thought? tout ça pour nous, chanceuse sans le voir autrement que par tes yeux.
Aussi c’est là que ma trotteuse s’est arrêtée, signe signifiant d’un voyage qui prend fin, aujourd’hui je n’ose pourtant c’est décidé, je l achèterai demain…
je fais le deuil de toi par objet symbolique, aiguilles tournaient tournaient, que je chante vite vite, cet amour d’antan d’un prince retrouvé